Le cancer du côlon, on n’aime pas trop en parler, et pourtant, il fait partie des cancers les plus fréquents. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut largement réduire les risques en changeant quelques habitudes du quotidien. Malheureusement, certaines erreurs que l’on fait sans même s’en rendre compte peuvent favoriser son apparition. Pas de panique, il ne s’agit pas de bouleverser complètement son mode de vie, mais plutôt d’adopter des réflexes simples qui font toute la différence sur le long terme. Voici tout ce qu’il faut éviter pour protéger son système digestif et garder un côlon en bonne santé.
Manger trop de viande rouge et de charcuterie
Qui n’aime pas un bon barbecue ou une belle planche de charcuterie ? Pourtant, en abuser, c’est jouer avec le feu. Les études sont formelles : une consommation excessive de viandes rouges (bœuf, porc, agneau) et de charcuteries favorise le cancer du côlon. La faute aux substances nocives qui se forment lors de la cuisson à haute température et aux conservateurs comme les nitrites qu’on retrouve dans les jambons et saucissons. Alors, faut-il dire adieu aux grillades ? Heureusement, non ! Mais mieux vaut limiter sa consommation à 500 g par semaine et varier avec des alternatives plus saines comme le poulet, le poisson ou encore les légumineuses. L’idée, ce n’est pas de se priver, mais de trouver un bon équilibre.
Faire l’impasse sur les fibres
Si vous faites partie de ceux qui zappent systématiquement les légumes au profit des pâtes et du riz blanc, il est peut-être temps de revoir le menu. Les fibres jouent un rôle essentiel dans le transit intestinal et permettent d’éliminer rapidement les toxines. Quand on en manque, l’intestin tourne au ralenti, ce qui peut favoriser l’inflammation et les maladies chroniques. Les bonnes sources de fibres ? Les fruits, les légumes, les céréales complètes et les légumineuses. Plutôt que de tout changer du jour au lendemain, commencez par de petits ajustements : optez pour du pain complet au lieu du pain blanc, ajoutez une poignée d’amandes à vos collations et privilégiez les légumes de saison dans vos plats. Votre intestin vous dira merci !
L’alcool en excès : un faux ami
Un petit verre de vin au dîner, un apéro entre amis… L’alcool fait partie de nos habitudes sociales. Mais en boire trop souvent, c’est comme jeter de l’huile sur le feu : il fragilise la muqueuse intestinale et favorise les mutations cellulaires qui peuvent conduire au cancer du côlon. Alors, faut-il tout arrêter ? Pas forcément, mais il vaut mieux y aller mollo. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes. Et de temps en temps, une cure sans alcool ne fait pas de mal !
Rester assis toute la journée
Entre le boulot derrière l’ordinateur, les trajets en voiture et les soirées Netflix, on passe beaucoup trop de temps assis. Or, le manque d’activité physique est un facteur de risque majeur du cancer du côlon. Quand on ne bouge pas assez, le métabolisme ralentit, la digestion est moins efficace et l’inflammation augmente. Pas besoin de devenir marathonien du jour au lendemain. Une marche rapide de 30 minutes par jour, prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur ou faire un peu de vélo, c’est déjà un bon début. L’important, c’est de faire bouger son corps pour éviter que tout ne stagne à l’intérieur.
Ne pas boire assez d’eau
On ne le répétera jamais assez : l’hydratation est la clé d’un bon transit intestinal. Quand on ne boit pas assez, les selles deviennent dures et difficiles à évacuer, ce qui peut provoquer des inflammations et favoriser le développement de maladies digestives. L’idéal est de boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour. Si l’eau plate vous lasse, variez avec des tisanes, des eaux aromatisées maison ou même des soupes. En revanche, les sodas et jus industriels, mieux vaut les éviter : ils apportent trop de sucre et n’hydratent pas vraiment.
Trop de produits transformés et de sucre
Les plats préparés, les gâteaux industriels et les sodas sont pratiques et bons au goût, mais ils sont bourrés d’additifs, de sucre et de mauvaises graisses. Le problème, c’est qu’ils entretiennent l’inflammation dans le corps et peuvent favoriser l’apparition de cellules cancéreuses. Alors, plutôt que de tout éliminer brutalement (et risquer la frustration), on y va en douceur : cuisiner un peu plus maison, privilégier les aliments bruts et réduire progressivement les produits trop sucrés. Et puis, un bon carré de chocolat noir, c’est bien meilleur qu’un paquet de biscuits ultra-transformés, non ?