«Quel est le médicament générique de choix dans le traitement des troubles psychotiques dans la maladie de Parkinson ?»Voir la réponse »
Réponse ci-dessous
Clozapine
Les antipsychotiques atypiques sont généralement les médicaments de choix dans le traitement de la psychose associée à la maladie de Parkinson. Cependant, la Food and Drug Administration (FDA, agence de santé américaine) a exigé que tous les fabricants fournissent une alerte sur les étiquettes des produits indiquant que les antipsychotiques atypiques sont associés à un risque plus élevé de mortalité chez les patients âgés atteints de démence.
Un nombre croissant de médicaments antipsychotiques atypiques sont commercialisés, tels que l’aripiprazole, la clozapine, l’olanzapine, la quétiapine, la rispéridone, le ziprasidone, et plus récemment la palipéridone.
Les différences entre ces médicaments résident dans leur profil pharmacologique, ce qui peut expliquer leurs tendances relatives à aggraver les symptômes moteurs et à provoquer des effets indésirables (les antipsychotiques diminuent les niveaux de dopamine, à l’origine de l’apparition de ces symptômes moteurs).
Selon l’académie américaine de neurologie, la clozapine diminue les symptômes psychotiques et améliore la fonction motrice dans certains cas. La quétiapine pourrait également avoir une efficacité, contrairement à l’olanzapine qui de surcroît aggrave la fonction motrice.
Fait intéressant, malgré les nombreuses mises en garde sur le risque d’une aggravation des symptômes moteurs provoqués par les antipsychotiques (à l’exception de la quétiapine et de la clozapine) dans la maladie de Parkinson, une récente étude indique que :
1) les cliniciens prescrivent encore fréquemment d’autres médicaments antipsychotiques atypiques qui peuvent aggraver les symptômes moteurs, tels que la rispéridone, l’olanzapine, l’aripiprazole ou le ziprasidone;
2) les cliniciens prescrivent parfois des antipsychotiques typiques de première génération (tel que l’halopéridol) avec une forte probabilité d’effets indésirables extrapyramidaux;
3) la clozapine est actuellement le traitement le plus efficace de la psychose associée à la maladie de Parkinson, bien que rarement prescrite.
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Non, elle est incurable, car les neurones endommagés ne peuvent être remplacés, et continuent à mourir au fur et à mesure que la maladie évolue. De plus, les causes sont encore mal définies, ce qui complique la recherche dans le développement de nouveaux médicaments. Enfin, il est à préciser que les lésions neuronales débutent tôt dans la vie, aux alentours de la cinquantaine chez la moitié des gens.
Il existe donc une longue phase asymptomatique (c’est-à-dire que le patient n’a aucun symptôme) durant laquelle il existe des mécanismes de compensation dans le cerveau. Les symptômes apparaissent ou non quelques décennies plus tard, suivant l’état de résistance de notre cerveau.
Les approches médicamenteuses et comportementales actuelles ont pour but de freiner le déclin de symptômes cognitifs et d’atténuer les symptômes comportementaux et psychologiques (anxiété, hallucinations, agitation…). Ils sont purement symptomatiques et d’efficacité limitée.