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«Alzheimer: comment classe-t-on les malades ?»Voir la réponse »

Il existe des échelles (tels que l’échelle de Reisberg) qui répartissent les malades suivant des critères comportementaux. Cependant, la définition de ces critères est subjective, car la maladie n’évolue pas de la même façon chez tous les malades. En voici un résumé :

Stade 1. Le sujet ne se plaint pas de troubles de mémoire.

Stade 2. Ses facultés mentales sont très légèrement affaiblies : le sujet oublie de localiser des objets familiers, les noms de vieilles connaissances…

Stade 3. Ses facultés mentales sont légèrement affaiblies : le malade se perd, travaille moins bien, ne trouve pas ses mots, perd des choses importantes, a du mal à se concentrer, ne retient pas les choses qu’il vient d’apprendre…

Stade 4. Ses facultés mentales sont affaiblies. Le malade ne peut plus vraiment s’occuper de ses affaires. Il se désintéresse de plus en plus des événements quotidiens. Ses troubles sont objectivement observés lors d’une entrevue clinique.

Stade 5. Ses facultés mentales sont vraiment affaiblies : le patient est autonome, sauf pour la toilette et le manger. Il ne se souvient plus des noms de ses proches (sauf de ses enfants et de son époux(se). Il est désorienté dans l’espace et le temps.

Stade 6. Ses facultés mentales sont gravement affaiblies : le patient est totalement dépendent. il se souvient partiellement des faits de son passé. Il est généralement peut conscient de son environnement. Il se souvient généralement de son nom et de celui de son époux(se). Idées délirantes, troubles obsessionnels, anxiété, agitation.

Stade 7. Ses facultés mentales sont très gravement affaiblies : la personne est aphasique, ne parle et ne marche presque plus.

«Quels sont les facteurs de risque de démence ?»Voir la réponse »

Des études épidémiologiques suggèrent que le risque de démence est fonction des facteurs suivants : hypertension artérielle (+20%), hypercholestérolémie (+39%), diabète (+34%), tabagisme (+14%). Ce risque est de 163% s`il l`on additionne les quatre facteurs de risque. Peu d’études indiquent que l’intervention sur ces facteurs permettrait de réduire l’apparition de démence ultérieur

Des chercheurs californiens (Université de Californie) ont crée un modèle informatique qui a estimé le nombre de cas actuellement attribuable à chaque facteur de risque. Ces facteurs sont:
– un faible niveau d’instruction (19 %). Le facteur le plus important.
– le tabagisme (14 %)
– l’inactivité physique (13 %)
– la dépression (11 %)
– l’hypertension (5 %)
– l’obésité (2 %)
– le diabète (2 %)

Les chercheurs estiment qu’une réduction de 25 % de ces risques modifiables permettrait de prévenir plus de 3 millions de cas d’Alzheimer dans le monde.

Selon ce modèle, l’inactivité physique et le tabagisme contribuent à un aussi grand nombre de cas d’Alzheimer que de cas de maladies cardiovasculaires.

A ce jour, seule l’étude SYST-EUR a montré que les patients âgés hypertendus traités avec un anti-hypertenseur (inhibiteur calcique) ont un risque moindre de démence.

Les auteurs de ces travaux publiés dans le Lancet Neurology rappellent que ces estimations reposent sur des suppositions qui ne sont pas prouvées. En effet, le fait qu’il y ait une association entre un facteur de risque et une maladie ne signifie pas pour autant qu’il y existe un lien de cause à effet. Ce modèle est donc théorique.

D’autres facteurs de risque (ou protecteurs) ont été identifiés, tels que les maladies cardiovasculaires, l’intensité d’activité physique, la stimulation mentale et le régime alimentaire.