«Combien distingue-t-on de phases dans la maladie d’Alzheimer ?»Voir la réponse »
On distingue trois phases dans la maladie d’Alzheimer qui se développent sur 15-20 ans :
Phase 1 dite « préclinique » dite asymptomatique qui se caractérise donc par l’absence de symptômes (pertes de mémoire).
Phase 2 : phase du déclin cognitif léger, au cours de laquelle le patient se plaint de troubles cognitifs légers qui n’altèrent pas cependant ses activités de la vie quotidienne. On observe à ce stade une légère altération de structures cérébrales.
Phase 3 : phase de la maladie d’Alzheimer (ou d’une autre forme de démence) caractérisée par des troubles cognitifs touchant la mémoire, le raisonnement, les notions abstraites etc. et une dépendance accrue, conduisant à un placement en institution dans près de 40% des cas.
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Réponse ci-dessous
Clozapine
Les antipsychotiques atypiques sont généralement les médicaments de choix dans le traitement de la psychose associée à la maladie de Parkinson. Cependant, la Food and Drug Administration (FDA, agence de santé américaine) a exigé que tous les fabricants fournissent une alerte sur les étiquettes des produits indiquant que les antipsychotiques atypiques sont associés à un risque plus élevé de mortalité chez les patients âgés atteints de démence.
Un nombre croissant de médicaments antipsychotiques atypiques sont commercialisés, tels que l’aripiprazole, la clozapine, l’olanzapine, la quétiapine, la rispéridone, le ziprasidone, et plus récemment la palipéridone.
Les différences entre ces médicaments résident dans leur profil pharmacologique, ce qui peut expliquer leurs tendances relatives à aggraver les symptômes moteurs et à provoquer des effets indésirables (les antipsychotiques diminuent les niveaux de dopamine, à l’origine de l’apparition de ces symptômes moteurs).
Selon l’académie américaine de neurologie, la clozapine diminue les symptômes psychotiques et améliore la fonction motrice dans certains cas. La quétiapine pourrait également avoir une efficacité, contrairement à l’olanzapine qui de surcroît aggrave la fonction motrice.
Fait intéressant, malgré les nombreuses mises en garde sur le risque d’une aggravation des symptômes moteurs provoqués par les antipsychotiques (à l’exception de la quétiapine et de la clozapine) dans la maladie de Parkinson, une récente étude indique que :
1) les cliniciens prescrivent encore fréquemment d’autres médicaments antipsychotiques atypiques qui peuvent aggraver les symptômes moteurs, tels que la rispéridone, l’olanzapine, l’aripiprazole ou le ziprasidone;
2) les cliniciens prescrivent parfois des antipsychotiques typiques de première génération (tel que l’halopéridol) avec une forte probabilité d’effets indésirables extrapyramidaux;
3) la clozapine est actuellement le traitement le plus efficace de la psychose associée à la maladie de Parkinson, bien que rarement prescrite.