«Alzheimer: le malade doit-il être informé de sa maladie?»Voir la réponse »
On doit informer en général un patient chez qui un diagnostic de maladie d’Alzheimer a été posé.
Mais avant de le mettre au courant, il faut évaluer plusieurs éléments :
1. Quelle est actuellement la condition psychique de la personne?
2. Quel est son degré de compréhension?
3. Demande-t-elle la vérité?
4. Est-elle prête à l’entendre?
5. Comment absorbe-t-elle habituellement les chocs émotifs?
6. Comment réagit-elle aux nouvelles concernant sa santé?
7. A-t-elle l’habitude de rester stoïque ou de perdre le contrôle dans des situations difficiles?
8. Est-ce son premier contact avec la maladie ou a-t-elle souvent été malade dans sa vie?
9. Connaît-elle la maladie d’Alzheimer?
10. Quelles sont actuellement ses responsabilités familiales?
11. Doit-elle prendre certaines dispositions légales?
12. Il y a-t-il urgence de lui annoncer son diagnostic?
Il faut faire preuve de tact. Le mot Alzheimer n’a pas nécessairement besoin d’être posé.
«Combien distingue-t-on de phases dans la maladie d’Alzheimer ?»Voir la réponse »
On distingue trois phases dans la maladie d’Alzheimer qui se développent sur 15-20 ans :
Phase 1 dite « préclinique » dite asymptomatique qui se caractérise donc par l’absence de symptômes (pertes de mémoire).
Phase 2 : phase du déclin cognitif léger, au cours de laquelle le patient se plaint de troubles cognitifs légers qui n’altèrent pas cependant ses activités de la vie quotidienne. On observe à ce stade une légère altération de structures cérébrales.
Phase 3 : phase de la maladie d’Alzheimer (ou d’une autre forme de démence) caractérisée par des troubles cognitifs touchant la mémoire, le raisonnement, les notions abstraites etc. et une dépendance accrue, conduisant à un placement en institution dans près de 40% des cas.
À lire aussi:
Evaluation des stades de fonctionnement dans la maladie d’Alzheimer